On a désormais plus peur des hackers que des cambrioleurs…

Article publié sur Comarketing-news.fr – Février 2019

Préoccupation mondiale

Signe des temps, une récente étude mondiale montre que la cybercriminalité est aujourd’hui devenue la préoccupation n°1 des individus devant les agressions physiques ou les cambriolages…

Selon l’étude SOS Cybercrime d’Affinion*, les mythes sur la cybercriminalité sont présents dans le monde entier. Un tiers de la population (35 %) croit, à tort, que le Wi-Fi public doit disposer d’une sécurité efficace, conformément à la loi (ce chiffre atteint 58 % en Turquie). De même, moins de la moitié de la population (46 %) sait que https:// signifie qu’un site internet est sécurisé (seulement 35 % en Suède et en Norvège) et un tiers de la population (33 %) n’est pas consciente que l’utilisation d’un même mot de passe pour plusieurs comptes augmente le risque de fraude.
Le rapport, basé sur des recherches menées auprès de plus de 13 000 répondants dans 12 pays, révèle des lacunes majeures en matière de sensibilisation, ainsi que des inquiétudes à l’égard de la cybercriminalité.
Le Brésil arrive en tête du classement mondial des pays les plus préoccupés par la cybercriminalité, suivi par les États-Unis (75 %) et l’Espagne (73 %). La France figure quant à elle sur la 3ème marche du podium européen, en 5ème position.

Plus inquiets des cyber-crimes que des agressions physiques ?

Curieusement, les consommateurs sont davantage préoccupés par la cybercriminalité que par toute autre forme de criminalité. 61 % des consommateurs sont très ou légèrement préoccupés par la cybercriminalité, tandis que 52 % des personnes interrogées sont préoccupées par les crimes contre la propriété (par exemple les cambriolages), 54 % par la violence physique comme les agressions, et 45 % par la criminalité liée aux véhicules.

Tous égaux devant le hack?

Selon l’étude, la sensibilisation aux dangers de la cybercriminalité semble augmenter avec l’âge. Les personnes interrogées âgées de 18 à 24 ans étaient plus préoccupées par la violence physique que par la cybercriminalité, tandis qu’à partir de 35 ans, la cybercriminalité est considérée comme le risque le plus important. Un tiers des personnes a déjà été victime, directement ou indirectement, d’usurpation d’identité. Les faux appels, liens envoyés par e-mail ou SMS, sont les formes les plus courantes de cybercriminalité (65 % de personnes concernées), suivis du piratage de comptes sur les réseaux sociaux ou d’adresses e-mail (56 % de personnes concernées), et des transactions financières frauduleuses (55 % de personnes concernées).
Les femmes sont plus particulièrement préoccupées que les hommes, toutes formes de criminalité confondues.
La plus grande différence entre les genres concerne les fraudes relatives aux achats en ligne (67 % de femmes contre 59 % d’hommes), l’usurpation d’identité (68 % contre 60 %) et les transactions frauduleuses (69 % contre 61 %).

Une préoccupation liée à la médiatisation et au développement des usages

D’après l’étude, 70 % des personnes interrogées estiment que leur préoccupation s’accentue, car elles s’aperçoivent que le nombre d’incidents est en augmentation. 46 % ont indiqué que c’était dû à une couverture médiatique plus importante du problème (NDLR : parfois à l’excès comme le relate cet article du Monde paru hier) et 30 % parce qu’elles connaissent quelqu’un qui a été victime de cybercriminalité. Un tiers d’entre elles a indiqué se sentir plus vulnérable, car elles disposent de plusieurs comptes en ligne, et ressentir, par conséquent, une inquiétude accrue. En ce qui concerne la lutte contre la cybercriminalité, un nombre impressionnant de personnes interrogées ne se sentent pas capables de se prémunir de la cybercriminalité (55%) et seulement 25 % estiment pouvoir résoudre un cybercrime.

Source : https://comarketing-news.fr/on-a-desormais-plus-peur-des-hackers-que-des-cambrioleurs/